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La
rock-ola Corp
David
C. Rock-Ola né en
1896 à Verden est originaire du Canada province du Manitoba.
En 1926, il fonde à Chicago la Rock-Ola Scale Cie
spécialisée dans les balances de
pesée. Dès
1930, il s'investît dans les " Coin Operated Table Games "
appelé "Pinball " et sort rapidement son 1er jeu ' Juggleball,
sorte de jeu d'adresse qui seront les ancêtres des flippers
actuels appelés toujours couramment ' Pinball ' ou Arcade
Games.
Malheureusement pour lui, l'année 1930 est celle qui
succède à la terrible crise boursière
et
économique de 1929 et David C. Rock-Ola ne vends aucun
pinball.........le bide
total dans un marasme économique effroyable.
Comme tous les gens du grand nord, l'échec le dynamise et
durant
les 3 années suivantes, sans se démonter,
il
créerât pas moins de 60 jeux différents
dont les
célébres Lucky Strike, Jigsaw,
Worldseries
etc..........
En 1934, David C. Rock-Ola investit à Chicago dans une
nouvelle
usine et regarde en même temps d'un oeil très
attentif la
percée des " Phonographes à péage "
dans les bars
et les clubs . Rapidement en 1935, il rachète à
un
dénommé Smythe un mécanisme
multisélector
12 sélections qui est capable de jouer un disque et de le
remettre dans le chargeur.
Informé de cette décision Rudolf Wurlitzer lui
envoie son
Général Manager Homer Capehart pour essayer de le
dissuader de rentrer dans le business qu'il occupe depuis un an en
prétextant une saturation possible du marché et
de la
difficulté de cohabitation de 2 marques concurrentes
....mais
sans succès. Rock-ola qui était un peu frileux
fût
tout de suite convaincu de l'intérêt de ce nouveau
créneau et décide donc de lancer son 1er jukebox
multi-sélector.
Aussitôt Wurlitzer lui intente un procès
retentissant pour
contrefaçon de son brevet Simplex. A coup de millions de $
de
dommages et intérêts les 2 rivaux s'affrontent
devant les
tribunaux pendant plusieurs années. Rock-Ola gagnera la
procédure après avoir
dépensé 1/2 million
de $ en frais de procédure.....une sorte
d’étude de
marché inutile !
La compétition entre Rock-Ola & Wurlitzer durera
pendant 40
ans et c'est Wurlitzer, qui avait déclenché les
hostilités, qui mettra le premier un genou à
terre en
1974 en stoppant la fabrication des jukeboxes sur un échec.
Avec Seeburg, Mills, AMI et Wurlitzer, Rock-Ola fût l'un des
" Big Five
". S'il fût le dernier à rentrer dans le bal,
c'est
également la dernière Cie Américaine
de
l'époque a toujours fabriquer des jukeboxes sans avoir perdu
ses
racines.
Si durant les années 1935 - 1938 les jukeboxes Rock-Ola sont
assez basics, à partir de 1939 - 1940 et alors que la
compétition était féroce avec les
majors, Rock-Ola
mettra sur le marché ses séries Luxury Lightup / Rockolite.
La Cie se distinguât tout au long des 2 décennies
de la
saga des jukeboxes et en 1941, elle laissera en héritage des
jukeboxes exceptionnels et insolites comme les Rock-Ola Spectravox, Premier, Commando, Mystic Music etc...
Aprés-guerre WWII, Rock-Ola se distinguât
à nouveau
avec la superbe série des 3 Rois Mages appelés '
Magic
Glow ': Rock-Ola 1422,
1426,
et le 1428
(baptisé le Xmas tree pour ses couleurs guirlandes de
Noël)
Au début des années 1950, et comme Wurlitzer pour
doubler
le nb de sélections, Rock-ola sortit des modèles
à
double lecture dessus-dessous et avec un moteur à rotation
inversée pour les sélections impaires ( odd
numbers )
lues sous le plateau sur les jukeboxes Rocket, Super
Rocket.
Il fallut attendre 1952 pour que Rock-ola sorte son nouveau
mécanisme à carrousel vertical 120
sélections 45
trs sur les Fireball, Comet. C'est la raison pour laquelle nous
conseillons aux amateurs de jukebox qui ne sont pas des bricoleurs
d'éviter d'acheter tous les jukeboxes de transition
fabriqués entre 1950 et 1953. Le marché est
suffisamment
large pour trouver son bonheur d'autant plus que certains marchands peu
scrupuleux vous vendrons ces jukeboxes au prix fort alors qu'ils ne
coûtent en général qu'une
poignée de $ aux
USA et quelques pesos de l'autre côté de la
frontière.
De 1954 à 1958, et malgré des lignes
très
séduisantes, les Rock-Ola jouèrent en 3°
ligne
derrière les jukebox Seeburg et Wurlitzer, avec des
modèles très ressemblant grâce
à
l'espionnage industriel déjà largemment
développé :
- Seeburg 100 C (1952) et
Rock-Ola 1446 (1954)
- Seeburg HF 100 R (1954) et
Rock-Ola 1448 et 1455 (1955)
En 1959 - 1960, les jukeboxes modèles Tempo 1 ( 1468- 120
sélect, 1475- 200 sélect ) et Tempo
2
( 1478 ) furent un sommet du design tout à la gloire de
Rock-Ola
avec leur lignes fluides, casquettes chromées,
côtés en alu anodisé froissé
et large
pare-brise bombé. Avec les 2 modèles suivants
Régis et Empress, ils furent des challengers très
sérieux pour la série des Wurlitzer 2300, 2400,
2500.
Ensuite à partir des années 1963 et comme tous
ses
concurrents, Rock-Ola s'engageât dans un design plus
discutable
conforme à la tendance générale qui
tirera le
rideau sur ce qu'on appelle aujourd'hui le ' Silver Age du jukebox '.
A 96 ans le fondateur Chairman de la Rock-Ola Mfg tirât sa
révérence en 1992 après un dernier feu
d'artifice
lancé avec le modèle NOSTALGIA copie
fidèle du
1050 Wurlitzer, sortit préalablement en 1973. En 1996 Glenn
Streeter, le génial et visionnaire manager
d’Antique
Apparatus qui fût le 1er a créer en 1977 des
réplicas de jukebox des années 1940, reprit en
mains les
destinées de la Sté Rock-Ola mfg.
Aujourd'hui grâce aux modèles Bubbler,
Peacock,
Gazelle,
Harley
Davidson....
Rock-Ola a retrouvé tout son lustre des années de
gloire
et de conquête de la planète par les jukeboxes.
Les
jukeboxes Rock-Ola 100 CD's sont fabriqués en Californie
à Torrance (banlieue de Los Angeles). Ils sont les plus
performants, les mieux finis et les plus séduisants. Si vous
n'êtes pas accros des Collectors ou Oldies profitez sans
tarder
de la faiblesse du $ Américain pour vous offrir à
bon
prix ' The World's best of the jukebox 100 CD's' ......... et
........votre Music Never Looked so Good !
Jukebox
Rock-Ola
à retenir
- 1940 :
- Rock-0la
Spectravox 1941.Ce
jukebox fût le symbole de la capacité de Rock-Ola
de
sortir des jukeboxes hors-norme. Cet appareil n'avait pas de
mécanique intégrée et disposait d'un
cabinet '
Playmaster '
- Rock-Ola Commando 1942.
Le
jukebox le plus accessible de la trilogie des Icones avec le
Président et Premier.Cabine
téléphonique avec
verre bombé, mécanique
intégrée et ' bowl '
en option.
- Rock-Ola 1422, 1426, 1428.
Jukeboxes produits entre 1946 et 1948. Des classiques
inspirés
de l'Art-Déco Stylism. Le plus séduisant
étant le
modèle 1428 avec ses larges plastics vert et rouge.
- 1950 :
- Rock-Ola Tempo 1
& 2 -
Avec leur mécanique apparente, large parebrise et drum
sélector, ces jukeboxes sont les plus recherchés
avec les
modèles Wurlitzer Centenial ( 1900 - 2000 ) et les ( 2104 -
2100
).
- 1960 :
- Rock-Ola
Régis 1961.
Conservant l'auto-stylisme général du Tempo, ce
jukebox
plus sobre marque le pas avec moins de recherche dans les
détails du décor de la grille avant. Superbe
présence pour ce jukebox.
- Rock- Ola Empress 1962.
Avec leur couleur à dominance rose-fuschia, les Empress
seront
les témoins éternels du Silver Age. Dernier
modèle
de la marque classé ' Pur Collector '. Aprés l'
Empress
rien ne sera plus comme avant. Le design va s'égarer comme
chez
tous les autres fabricants, à croire qu'ils se sont
concertés pour faire dans le non-stylism et pour marquer une
cassure dans leur propre marché. Une sorte de' fracture
sociale
' puisqu'à partir de cette époque le jukebox ne
remplira
plus sa mission fondamentale esthétique et distractive !
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